Ramoner sa cheminée : pourquoi ? Comment ?

Quels que soient le lieu et le type de bâtiment dans lequel vous habitez, une cheminée ne doit pas fonctionner si elle n’est pas ramonée régulièrement. Une obligation légale* d’une part, mais surtout une obligation de sécurité. Et pour cause : une cheminée non ou mal ramonée vous expose directement au reflux des gaz dans votre salon, voire à un incendie.
 
 
Ramoner sa cheminée
 

Ramonage : pas une option, une nécessité !
Suie, nids d’oiseaux, branches… Vous n’avez pas idée du nombre d’éléments différents qui peuvent obstruer votre cheminée ! Une chose est sûre, que vous habitiez en ville ou à la campagne, dans une vieille maison ou un immeuble récent : dès lors que la cheminée fonctionne, il vous faut l’entretenir.


En plus de la loi, le Règlement sanitaire départemental**, bien qu’il varie selon les zones, impose généralement un ramonage une fois par an pour les conduits de combustibles gazeux et deux fois par an pour les conduits de combustibles liquides et solides (fuel, bois, charbon).

Vous pouvez éventuellement effectuer le ramonage vous-même, mais devrez de toute façon fournir un certificat délivré par un maître ramoneur. Un certificat que vous remettrez à votre compagnie d’assurances et que vous conserverez en cas de problème.

À savoir
: le ramonage peut être demandé par le propriétaire, le locataire ou le syndic. Les frais de ramonage (de 40 à 70 euros) sont à la charge de l’occupant.


Plusieurs bonnes raisons de ramoner

  • La Loi n’est évidemment pas la seule raison de faire ramoner votre cheminée.
  • Le ramonage d’une cheminée est une condition de sécurité indispensable à son utilisation. Si votre cheminée refoule, les gaz envahissent votre habitation (dont le monoxyde de carbone, qui fait plusieurs centaines de morts chaque année) et les flammes peuvent, en quelques minutes, dévaster votre maison.
  • Le ramonage et des contrôles réguliers réduisent les risques d’émanations toxiques et d’incendies.
  • Il peut aussi vous permettre de faire des économies. En effet, moins le tirage de votre cheminée est bon, plus il vous faudra utiliser de combustible. La suie et, à plus fortes raison, les branches qui obstruent le conduit, sont autant d’éléments qui vous obligeront à consommer davantage (et à émettre davantage de gaz polluants dans l’atmosphère, par la même occasion).


Faire appel à un professionnel
Vous pouvez vous atteler vous-même au ramonage de votre cheminée, mais rappelez-vous que seul le certificat d’un professionnel sera considéré comme valide.

Pour le choisir :

  • Ne vous adressez pas à n’importe qui, mais exigez une certification (Qualibat, ou trois ans au moins d’ancienneté).
  • Selon les entreprises, le ramonage vous coûtera entre 30 et 70 euros ; méfiez-vous des ramoneurs indépendants qui vous proposent des tarifs supérieurs !
  • N’attendez pas l’automne et les premiers souffles de froid pour penser à faire ramoner votre cheminée : c’est évidemment l’époque où les ramoneurs sont surchargés…

 

Ramoner soi-même

Si, d’aventure, vous vouliez effectuer le ramonage tout seul, soyez renseigné et équipé en conséquence.

Le ramonage n’est pas une opération à prendre à la légère et seul un professionnel pourra vous dire que le travail a été fait convenablement, sans risque présent et futur, et vous délivrer un certificat.

Méfiez-vous, enfin, des fameuses « bûches ramoneuses », vendues en magasin et censées nettoyer le conduit en brûlant. Ces bûches peuvent servir à fragiliser la suie avant un ramonage, mais ne doivent en aucun cas le remplacer. Notez qu’il arrive que les produits chimiques contenus dans certaines de ces bûches fragilisent les matériaux de votre conduit. Le ramonage n’est donc pas très contraignant, tant en termes de fréquence qu’en termes de prix ; il serait pourtant inconscient de s’en passer.


*Article 2213-26 du Code général des collectivités territoriales
** Règlement Sanitaire Départemental : Article 31 – Conduits de fumée et de ventilation

Source: paruvendu.fr